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L’installation d’une pêcherie industrielle crée un change de comportement t alimentaire.

Salé à point, le poisson local remplace le chinchard importé .Les habitants de Bandundu, 400 km au nord-est de Kinshasa, retrouvent le goût du poisson local depuis l’installation d’une pêcherie industrielle. Jusqu’alors ils préféraient le poisson salé importé d’Europe. Un paradoxe dans cette ville au confluent de trois rivières poissonneuses.

Depuis le lancement en mi-juin de la Pêcherie industrielle de Bandundu (PIB), les habitants ont changé de comportement alimentaire. "Son poisson est salé juste pendant un jour et peut rester plusieurs mois sans être abîmé", se réjouit une de nombreuses revendeuses qui se bousculent à l’entrée de la pêcherie pour acheter ce poisson vendu 3 700FC (6,6$) le kilo, qu’elles revendent à un peu plus de 10 $ au marché local.


"Les consommateurs préfèrent actuellement les produits venant de la pêcherie", témoigne Chantal Tamufi, une vendeuse. Souza Tanga, sa voisine qui vend les chinchards salés, se désole : "Nous n’avons plus de clientèle. Les poissons de mer (chinchard, ndlr) ne sont plus préférés par les consommateurs. Nous les vendons seulement pour avoir un peu d’argent".


Mais la production de la pêcherie qui est encore à ses débuts (1,5 t par semaine) paraît insuffisante pour satisfaire la forte demande des gens.
Ses promoteurs qui attendent l’arrivée prochaine d’un bateau de pêche, disent la porter à 1 000 tonnes l’an. Dans les rues de Bandundu, chef-lieu de la province portant le même nom, les opérateurs économiques appellent déjà les gens à promouvoir et à consommer le produit local pour combattre la crise alimentaire.

 

 


 

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