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Matadi : évaluation de l’opération Kimia 2, la réunion tripartite se déroule à huis clos


La réunion sécuritaire des chefs d’état-major des armées de la RDC, du Rwanda et du Burundi s'est ouverte ce mardi à Matadi dans le Bas Congo. But de la rencontre, selon les sources de l'état-major général des FARDC est d’évaluer l'opération Kimia 2.


Il s'agit précisément de la deuxième session tripartite d’évaluation de l’opération Kimia 2, selon les sources de l’état-major général des FARDC. Prennent part à ces travaux, James KABAREBE, chef d’état-major général de l’armée rwandaise, Godefroid NIYOMBARE, chef d'état-major général du Burundi ainsi que le lieutenant général Didier ETUMBA, chef d’état-major général des FARDC et le général BABACAR Gaye, commandant des forces de la Monuc.


Pour l'instant rien n’a filtré des ces échanges les discussions se poursuivent encore à huis clos. Il est donc question d’évaluer l’opération Kimia 2, comme annoncé par les sources des FARDC. A l’issue de ces assises, un communiqué final qui sera rendu public dans la soirée. A la question de savoir pourquoi ces assises se tiennent à Matadi dans le Bas Congo, les sources de l'état-major des FARDC répondent qu’il s’agit d'un simple choix des organisateurs.

Pour rappel, la première réunion d’évaluation a eu lieu à Goma dans le nord Kivu le 31août de l'année passée. La présente réunion tripartite s’achève ce même mardi à Matadi.

Radio Okapi/DCI

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Sécurité : DONGO  et ENYELE, situation calme et sous contrôle.

De GEMENA à DONGO, en passant par les localités de BOBBITO, BOZENE, BOZAYALA, LIKAMBO, MOKUSI, KOMBE, ENYELE, la situation est calme et sous contrôle, c’est ce qu’a déclaré MWANDO SIMBA, Ministre de la défense Nationale au cours d’un point de presse tenue mercredi 13 janvier dernier au siège de son ministère.

              


MWANDO SIMBA qui revient d’un périple de 650 Km au sud UBANGI dans la province de l’équateur, a tenu a éclairer l’opinion notamment sur l’origine du conflit et développement ; les affrontements et surtout de l’intervention musclée de FARDC mais également sur la situation sécuritaire actuelle.


De l’origine du conflit il faudra retenir qu’il date de 1946 lorsque le chef du groupement d’ENYELE de la  tribu LOBALA dont une fille est épousée par un ressortissant de la tribu BOBA, voisine du même groupement, autorise cette dernière à exploiter les terres du groupement mais lui interdit l’accès aux étangs très poissonneux. Cette décision ne plaisant pas aux BOBA vivant essentiellement dans et autour de la localité de MONZAYA, ceux-ci chercheront à tout prix à accéder aux étangs, d’où une série d’incidents arbitrés par le pouvoir colonial jusqu’en 1960. Des incidents entre les deux tribus surviendront également en 1971, 2006, 2007, mars 2009 puis en octobre 2009. Tous ces incidents parfois meurtriers sont causés par les LOBALA, tribu du fameux ODJANI. Ce dernier, 23 ans révolu, féticheur de son état et son clan avaient entamé une campagne xénophobe contre tous les non LOBALA. Et ce,  avec l’appui de deux capitaines déserteurs des FARDC qui ont organisé la branche armée du mouvement qu’ils ont appelés NZOBO YA LOMBO (Bandits du village en français). Les incidents de deniers mois avaient poussé le  gouvernement à intervenir de façon intense pour mettre fin aux agitations de ce mouvement, chose qui fut faite.


Mais il faut retenir  Aujourd’hui, qu’ODJANI, blessé lors de la prise d’ENYELE, les quelques personnes qui lui étaient encore fidèles, l’ont pillé et abandonné dans la forêt d’ELENGE Ngbaka. Il est ainsi réduit à sa plus simple expression, malgré les résidus de quelques insurgés signalés à BUBURU sur la rivière UBANGI et vers BOMONGO sur la rivière NGIRI.


« Les insurgés INYELE sont réduits à leur plus simple expression et la sécurité se rétablie sur l’espace GEMENA-DONGO-INYELE-IMESE », a confirmé MWANDO SIMBA. Les populations déplacées regagnent déjà leurs résidences en toute quiétude à DONGO comme à ENYELE, dernier bastion d’ODJANI. Dans ces deux localités du district du sud UBANGI, la présence des FARDC est très visible. A cet effet le ministre de la défense nationale en a profiter pour évoquer le comportement exemplaire des éléments FARDC engagés dans cette opération du point de vue du respect de la protection de la population civile et de ses biens ainsi que du respect du droit international humanitaire.


Le respect de la politique de la « Tolérance zéro » décrété par le Président de la République, Commandant suprême des FARDC est aussi d’application au sein de notre armée, a souligné le ministre de la Défense nationale, en prenant pour preuve l’arrestation en date du 08 janvier 2010, à KOMBE, du soldat BOSONGO BOYOMA, un des auteurs du seul malheureux cas de viol perpétré à BOSENE. Il sera jugé en chambre foraine dans les prochains jours à BOSENE, lieu du forfait.


Pour finir le  ministre de la défense en appel aux leaders d’opinion à valoriser surtout l’harmonie des peuples dans leur discours. Le même appel a été également lancé à la presse congolaise.

DCI

 
 
 
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