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Nicolas MORIN : « la réhabilitation et la construction des routes une nécessité, l’entretien une priorité ».

Le 22 mai 2008, le Président de la République, Joseph KABILA, lancé officiellement les travaux de réhabilitation du tronçon LUFIMI-KWANGO, sur la Route nationale n°1. Depuis, les travaux qui s’exécutent par la société française SOGEA SATOM évoluent normalement. Financés par le Fonds Européen de Développement(FED) à hauteur de 39 millions d’euros, cet ouvrage qui entre dans le cadre des cinq chantiers de la république pourra être livré au gouvernement Congolais d’ici février 2010. M. Nicolas MORIN, Directeur des travaux de SOGEA SATOM nous parle de l’évolution des travaux, interview….
DCI : Comment évoluent les travaux de réhabilitation dans sa partie comprise entre LUFIMI et KWANGO ?
Nicolas MORIN : Au stade actuel il nous reste 15 km de terrassement jusqu’à KWANGO, en passant par le village de KABUBA. Là on attend la saison sèche qui débutera au mois de mai pour finir les gros travaux de terrassement.
Mais en attendant et pour faire face aux effets de ravinement nous plantons une espèce des plante qu’on trouve à Kikwit et qui s’appelle le VETI vert. Cette plante a l’avantage de lutter contre les effets nocifs de l’eau surtout aux abords de la route. Elles ont des racines qui vont jusqu’à 3m de profondeur. A notre niveau nous en mettons en quantité suffisante pour sauvegarder la route. Mais dans tout, il faut retenir que le plus important dans la réhabilitation et la construction des routes c’est l’assainissement
DCI : Jusque là, quelles sont les difficultés que vous avez rencontrés dans l’exécution des travaux ?
N.M : Les difficultés comme vous le savez sont beaucoup liées au facteur climat car nous sommes dans un pays tropical et il pleut beaucoup. Et notre chantier nous l’avons pratiquement débuté au mois de septembre 2008, donc en pleine saison de pluie. Mais une chose est vraie est qu’on a quand bien avancé pendant cette période là et ce, malgré la pluie.

DCI : Qu’est ce qu’il ya comme innovation dans votre façon de construire les routes ?
N.M : Dans notre façon de travailler, je dirais qu’on a un « traitement avec du ciment », c.à.d. un mélange du ciment et le sable que l’on trouve sur place. Le résultat est que ça nous donne une plate forme très rigide et très costaud. Le plus important à retenir est de savoir que l’on travail sur les normes internationales et que cette route ne diffère pas de ce que l’on fait en France. Vous y trouverez une signalisation horizontale et verticale (peinture au sol et panneau,…)
DCI : Qu’adviendra t-il de cette route après que vous l’ayez livré au gouvernement congolais ?
N.M : il faut savoir qu’après livraison du chantier, la société SOGEA SATOM disposera d’une année pour faire l’entretien de la route, cela se trouve dans notre cahier de charge. Après ce sont les services du pays qui vont assurer la continuité de l’entretien, c’est impératif pour la survie de la route. Il faudra aussi faire le contrôle routier pour éviter la surcharge des camions qui est aussi un très grand ennemi de la route.

DCI : Que faire alors face à cela, ou quelles sont les mesures à prendre ?
N.M : Je vous informe déjà que sur cette route il y aura deux « pèse essieux », c’est un système de pesage que nous avons déjà commandé et qui sera mobile. Ce qui permettra de suivre le camion partout où il se trouvera. La charge recommandée pour tous les camions sera de 13 tonnes, le surplus sera descendu et le camion sera soumis à des amendes.
DCI, Pathy NKIERI
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