La paix est réellement revenue au Nord Kivu. Les autorités multiplient les réunions en vue d’accélérer le désarmement, l’intégration dans les FARDC de tous les groupes armés, le retour des groupes armés étrangers, le ramassage des armes et la réhabilitation des infrastructures. Pour LUTAICHIRWA MULWAHALE FELLER, vice gouverneur de la province du Nord-Kivu « tous ces programmes doivent être planifié et ne peuvent s’exécuté que progressivement ». Quant au sort de Laurent NKUNDA, arrêté le 22 janvier dernier au Rwanda, son extradition vers la RDC est une affaire judiciaire et diplomatique entre le Rwanda et la RDC.
Interview,…
DCI : La guerre est finie, on parle du retour de la paix, mais quelles sont les mesures prises par votre gouvernorat pour sécuriser et donner espoir aux populations de RUTSHURU et de BUNANGANA ?
LUTAICHIRWA MULWAHALE FELLER : La paix n’est pas une recette qu’on peut obtenir directement, c’est un processus. Au stade actuel nous attendons avant tout le désarmement et l’intégration dans les FARDC de tous les groupes armés, le retour des groupes armés étrangers, le ramassage des armes. Ensuite il s’agira du rapatriement des déplacés et la réhabilitation des infrastructures. Tous ces programmes doivent être planifié et ne peuvent s’exécuté que progressivement. Mais dans tout ça il faut faire foi aux autorités élues, en commençant par le chef de l’état, pour le rétablissement de l’autorité de l’état.
DCI : Mais il faut agir vite pour soulager les populations, mais à court terme que préconisez-vous ?
L. M.F : Actuellement nous tenons des réunions de planification pour voir à court terme ce que nous pouvons faire surtout qu’en ce moment où la paix est revenue l’on puisse adapter les projets humanitaires à la dynamique actuelle, celle de la paix.
A cet effet, le gouverneur de la province du Nord Kivu, Julien PALUKU a conduit une forte délégation composée notamment de Charles MWANDO, Norbert BASENGHEZI, MSAHAKO MAMBA, respectivement ministres de la défense nationale, de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur et Universitaire. Ils sont allés à RUTSHURU, à KIWANJA et à BUNAGANA, tout ça dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’état mais aussi pour envisager le rapatriement volontaire des déplacés dans les localités actuellement sous contrôle.
DCI : La RDC et le Rwanda sont actuellement unis pour neutraliser les FDLR, mais cette coalition ne semble pas plaire à tout le monde, le doute persiste chez certains, votre point de vue ?
L. M.F : Il ne faut prendre cette opération conjointe comme une incursion de l’armée Rwandaise. Tout est planifié : l’effectif, la durée des opérations, la logistique,…tous ces paramètres sont maitrisés. Toutefois les détails de ces opérations sont du domaine militaire et stratégiques, je n’ai pas de commentaires à faire.
DCI : Quel est le sort réservé à NKUNDA, où est-il en ce moment ?
L. M.F : Laurent NKUNDA a été effectivement arrêté, il se trouve actuellement au Rwanda. Quant à son sort ou encore à son extradition il ya des procédures judicaires à respecter. Retenons seulement qu’il est hors d’état de nuire et que la paix est de retour au Nord-Kivu. Les populations n’ont plus de raison de se cacher.