Les Cinq Chantiers de la RDCongo

 Interview

Le fonds social de la République au service de la Nation Congolaise.

Depuis sa création, l’Antenne provinciale du Fonds social de la République qui, œuvre pour l’amélioration des conditions de vie de la population congolaise et de son accès aux services sociaux moyennant la réhabilitation et la reconstruction des infrastructures économiques et sociales communautaires , a déjà réalisé 24 projets dans différents secteurs à travers la ville de Kinshasa, pour un coût  de 983 893,42 dollars américains,  a fait savoir son Directeur, Monsieur Claude Koya, au cours d’une interview accordé au DCI.

interview ...

 

DCI. Pouvez-vous nous parler de votre structure  et du contexte ayant  favorisé sa création?

Claude Koya : Le Fonds social de la RDC est un établissement public à caractère social. Il a la mission de participer à l’effort de reconstruction et de développement de notre pays, la RDC.
Il a été créé par décret présidentiel n°009/2002 du 5 février 2002, modifié et compété par le décret n°05/063 du 22 juillet 2005.
Au fait, juste après son accession  au pouvoir, le Président avait effectué une tournée dans toutes les provinces de la RDC et avait constaté le délabrement très avancé des infrastructures socio économiques de base. Cette situation désastreuse l’a poussé à créer l’Institution Fonds Social de la RDC afin d’apporter une réponse aux problèmes lui posés au cours de cette tournée.

A ce jour, le FSRDC exécute depuis juillet 2005 le Projet d’Action Social d’Urgence, « PASU » en sigle, financé par la Banque Mondiale pour une enveloppe globale de 60 millions de dollars étalée sur une période 4 ans.

Comme objectif, ce projet consiste à faciliter l’accès des populations vulnérables aux services sociaux et à améliorer la gestion des ressources consacrées au développement au niveau des communautés de base.

A ce titre, le FSRDC contribue à :

  • L’amélioration des conditions de vie de la population congolaise et de son accès aux services sociaux moyennant la réhabilitation et la reconstruction des infrastructures économiques et sociales communautaires ;
  • La création des revenus et des emplois dans les milieux ruraux et urbains, par exécution ou l’implantation des micros projets générateurs de revenus, pour alléger la pauvreté et promouvoir le développement économique et social.

DCI. Quels sont les secteurs pris en compte dans votre champ d’application et quels sont les partenaires avec lesquels vous travaillez ?

C K : Nos secteurs d’interventions sont les suivants :
Infrastructures de base :
Le PASU appuie la réalisation des sous projets communautaires dans les secteurs suivants :

    • Education et formation
    • Santé et nutrition
    • Eau potable et assainissement
    • Aménagement des micros périmètres irrigués
    • Stockage de produits agricoles, les marchés et les abattoirs
    • Transport rural
    • Energie
    • Protection de l’environnement

Dans la réalisation de ces sous projets une contribution d’au moins 10 % est demandées aux bénéficiaires. Cette contribution peut être en nature ou en espèces.
Le plafond de financement de sous projets est de 50.000 $ pour de ceux de petite taille et 850.000$ pour ceux de taille moyenne.

Le FSRDC est ouvert à tout partenariat pour autant cela peut contribuer à l’atteinte de ses objectifs car le travail à réaliser est immense et Il ne peut pas résoudre tous les problèmes des communautés seul.
A ce jour, le FSRC travaille en partenariat avec le Fonds des nations pour la population dans le cadre de financement des sous projets du secteur de la santé. Pour un certain nombre de centre de santé à réaliser dans chaque province, le Fonds social construit le bâtiment et le FNUAP apport les équipements nécessaires.

Aussi, ponctuellement, le Gouverneur de la ville, participe en aidant certaines communautés en difficulté en leur donnant la contribution.

DCI. Peut- on connaitre  à ce jour les réalisations  par secteur d'intervention du FSRDC pour la province de Kinshasa ? (Statistiques)
                                                                   

C K. En dehors des projets d’infrastructures de base, le Fonds social exécute aussi le Projet de lecture et d’alphabétisation « PROLEDA ». Ce dernier, consiste à stimuler les élèves de 5è  et 6è primaires et 1ère et 2ème secondaire à la lecture.
Pour y arriver, nous distribuions des Mini bibliothèques en boîte contenant +  70 livres dans des écoles et parallèlement nous donnons une formation aux enseignant de français en bibliothéconomie afin d’assurer la gestion de ce patrimoine scolaire.
Pour la ville de Kinshasa, au moins 62 écoles ont déjà bénéficiées de ces Mini bibliothèques. 19 autres écoles en ont auront avant la fin de cette année.

Enfin, le Fonds social vient d’exécuter le projet de bourse d’excellence. Ces bourses étaient octroyées aux finalistes du cycle secondaire ayant obtenu 65 % ou plus aux examens d’Etat, à condition d’être régulièrement inscrits dans une Institution d’enseignement supérieur reconnu de la RDC.
Cette bourse encourageait l’excellence et permettait de financer les frais académiques, achat des syllabus etc.

Malheureusement le budget pour ce projet est épuisé.
L’Antenne de Kinshasa a réalisé à ce jour :
24 projets dont :

Nombre

Secteur

Coût en Usd

19

Education

761 653,42

1

 Marchés

47 429,00

3

Eau potable & Assainissement

143 833,00

1

Pont

30 978,00

24

 

983 893,42

 

DCI. Quelles sont les difficultés que vous éprouvez dans l'accomplissement de vos activités et quelles sont vos perspectives à venir?

C K. La grande difficulté est celle de faire comprendre aux différentes communautés notre approche qu’est l’approche communautaire. C’est-à-dire de faire comprendre aux bénéficiaires de projets que l’unique bénéfice de l’intervention du Fonds social est la réalisation de l’ouvrage demandé.
Aussi, de convaincre aux différentes communautés d’apporter la contribution avant le financement du Fonds social.
Ils y voyaient un paradoxe, un projet pour les pauvres mais on exige encore à ces pauvres d’apporter une contribution de 10 %.

Enfin, une autre difficulté et non la moindre est la hausse exagérée des prix des matériaux de construction : ciment, bois, tôles, graviers.
Cela rend difficile l’exécution des projets en cours d’exécution.

Pour ce qui est des perspectives d’avenir, le Fonds social, en son Antenne de Kinshasa compte exécuter au moins 120 projets dans les secteurs de l’éducation, eau potable, énergie, marchés, pont, santé etc.
A ce jour, nous exécutons 86 sous dans toutes les communes de la ville. Et sous peu, il y aura encore ouverture de 47 autres chantiers dans la ville. De ce chiffre, il y a deux grands projets de moyenne envergure :

  • Le forage de puits d’eau potable et mis en place d’un réseau de distribution à Menkao ;
  • La modernisation du marché communale de Matete.

Si on peut encore obtenir de fonds de bailleurs locaux ou étrangers, on peut faire encore davantage car il y a des requêtes d’une valeur estimées à plus de 40 millions de dollars. Ces requêtes sont l’expression des besoins urgents et pressants des communautés kinoises auxquels il faut répondre dans l’immédiat.

 

Interview à la unePages1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 -- 8 - 9 -10 - 11....fin

Copyright © 2008. DCI - Les Cinq Chantiers du Chef de l'Etat - Tous droits reservés