« Notre province est à vocation agricole et pour cause il faut nourrir nos populations, locales comme des autres provinces. Avec la mécanisation de l’agriculture dans tout le pays,
le Président se lance un défi et nous devons tous l’accompagner dans sa démarche », déclaration du Vice-gouverneur du Bas-Congo, Deo NKUSU. Le numéro 2 du Bas-Congo réagissait par rapport à la mécanisation de l’agriculture en RDC par la commande de 700 tracteurs pour les 11 provinces du pays, interview,…
DCI : votre province se trouve être la première à bénéficier du matériel agricole, comme l’a souhaité le chef de l’état, votre réaction ?
Deo NKUSU : Notre province est très honorée et nous remercions de ce fait le chef de l’état. C’est une façon de dire aussi que les cinq chantiers sont en train de prendre corps et ce, malgré la guerre injuste nous imposée à l’Est du pays. Toute fois le président Joseph KABILA tient parole en dotant le BAS-CONGO de ce matériel agricole. Notre province est à vocation agricole et pour cause il faut nourrir nos populations, locales comme des autres provinces. Avec la mécanisation de l’agriculture dans tout le pays le président se lance un défi et nous devons tous l’accompagner dans sa démarche.

DCI : La relance de l’agriculture en RDC par sa mécanisation apparait comme une des voies de sortie de la crise, à votre niveau quelle stratégie avez mise en place pour faire face aux besoins pressants de la population du BAS-CONGO ?
D.NK : premièrement visons la réhabilitation et la construction des routes de desserte agricole puisqu’il faut évacuer ce que nous produisons. Aujourd’hui par exemple la réhabilitation de la route MBANZA NGUNGU-NKAMBA-KIMBEMBA-LUOZI, grâce notamment à nos partenaires et aux 20% des péages, les produits sont facilement évacués jusqu’à KIMPESE, ce qui était impossible il ya une année. Actuellement nous achetons des intrants agricoles qui seront distribués dans tous les coins de la province, cela permettra d’avoir des variétés améliorées par exemple pour des produits comme le manioc. Nous procédons aussi par l’achat du matériel aratoire, voilà un peu quelques unes de nos stratégies pour mener à bien la politique agricole dans la province du BAS-CONGO. Je vous rappelle aussi que le ministre national de l’agriculture qui est venu lancer au BAS-CONGO l’année agricole 2009, il nous a aussi offert du matériel aratoire qui est venu compléter ce que nous avions déjà.
DCI : Après acquisition du matériel qu’allez vous faire pour attirer les investisseurs mais aussi pour inciter la population à s’investir dans le secteur agricole et à en tirer profil?
D.NK : Le gouverneur du BAS-CONGO M. Simon MBATSHI a placé « l’agriculture » dans son programme quinquennal parmi les priorités. Ainsi on doit former la population en leur donnant le goût de l’agriculture. On doit aussi l’encourager quand c’est possible par un certain montant permettant de débuter une affaire par exemple, c’est ce que nous préconisons.
Au niveau de la province nous voulons aussi acheter des tracteurs, le montage financier est déjà prêt, il ne nous reste plus qu’à passer la commande. Mais le tout doit être organisé (au niveau de la province et national), il faut former des hommes et donner du travail aux agronomes et techniciens agricoles que nous formons partout dans la république. A cet effet les ministres de l’agriculture et du développement rural doivent y veiller. La mécanisation de l’agriculture en RDC est une occasion que nous ne devons pas rater, c’est aussi l’occasion d’avoir une production industrielle qui puisse être aux dimensions de la RDC. Nous pourrons alors Produire, transformer, conserver et importer (du jus de mangue, d’ananas, d’orange,…), il faut qu’on arrive à produire et à consommer locale.

DCI : Vous insister sur produire, transformer, conserver et importer, nous savons que la RDC couvre 80 millions d’hectare inexploités dont 10% seulement sont mis en valeur. Au niveau de votre province comment comptez-vous relever le défi de rentabiliser ces espaces inexploités ?
D.NK : Pour rentabiliser toutes ces terres arables dans tout le pays et au Bas-Congo en particulier c’est un problème de volonté. Et pour le Bas-Congo le gouverneur s’attèle à attirer les investisseurs étrangers et là nous sommes entrain de procéder aux contacts et rencontres. A ce jour il nous faut des investissements privés comme publics et des contrats ont été déjà signés. Dans les 6 mois à venir la population pourra voir les premiers effets de ces contacts et avec les engins que nous venons d’acquérir avec le concours du chef de l’état les choses pourront s’améliorer considérablement.
Pour terminer je dirais que du jour au jour la population se rend compte de la réalité et de l’effectivité des cinq chantiers et ce, malgré les ennemis du peuple qui nous font la guerre à l’Est. Qu’à cela ne tienne le chef de l’état est déterminé à la matérialisation des cinq chantiers. De ce fait nous devons tous être derrière lui et le soutenir.
Propos recueillis par Pathy NKIERI.